Essais comptes rendus, page 1, tableaux et film




après une exposition, sur quelques tableaux:
quelques tableaux
embrasse
de ton corps
le papier
le monde n'existe pas
plus que l'intérieur
de ton corps
qui est l'univers
le regard se tourne en
dedans,
dans ce corps qui vibre,
sent, vit,
rougeur des chairs,
rondeurs des sens,
lumières extérieures,
diffuses sur des entités,
purement intérieures,
tournoiement
indicible des corps
déstructurés, portés par
leur désir d'être langage,
mots de chair,
mis sur le papier
auto-mis,
être de chair qui
se meut en papier
dont le doigt se
dessine, par la
matière sèche et légère,
frottée, usée, grattée,
jusqu'à prendre corps en papier,
créer son propre nouveau corps,


tu es chair indiciblement
vivante et vibrante,
de disant, apparaissant dans
le dire non verbal,
de l'acte humain et
au delà ...
du dessin
s'autodessinant
dessinant
vivante pulsion
de désir
d'être.


Petit compte rendu après avoir vu un film de Jacques Tati, Vacances, impressions des images, mise en mots du mouvement du film, de la peinture colorée de ses séquences, mise en écriture des images du film encore vivantes, défilant dans la mémoire de l'auteur après le film:

après un film, vacances

éclat des êtres qui passent,
. . . . . . jeux incessants
passages des lumières,
croisements des personnages
regards, . . . . . . . . . . . . .
surprises . . . . . . .
l'un passe . . . . . . . . . . .
. l'autre tourne l'oeil,
sous le ciel, . . . . . . . . . . .
sur le sable . . . . . . . . .
pétillement des lumières
sur le sable . . . . . . . . . . . . . . .
rêverie folle des vacances,
. . . . . . . . . vacances!
fête, la fête,
la vie, vie est-elle
une fête? . . . . . . . . . . .
tout tourne,
l'être est de . . . . . .
devant le décor

tu passes, tu passes,..
comme un singe . . . . . . .
........ . . ou un grand oiseau
les élans de vie . . . . . . .
portent et sont courts,
la vie est surprenante
laisse passer ton rire,
vis
comme la brillance de la fleur,
un emportement soudain
d'éclats, d'espérances,
le sable brille . . .



bruit résonnant des vagues,
c'est les vacances!
tu es rire, vie
tu es vie, rire,
chacun est porté là comme marionnette ou statue de sables

amarillys bleu clair
passent dans le ciel les grandes bêtes
des nuages,
. . . . cheval de mer
ou bien un poisson ailé extraordinaire.
qui est réel,
le rêve animaliers dans les nuages
ou ces croisements
incessants des êtres humains
. . les yeux ouverts,
à ne plus savoir qui ils sont
emprisonnés dans leur visage
leur porte au monde
façade éblouissante
. ... des rêves marchants

dis ton passage
dis, dis le vol ailé
. . les pas croisés,
. . . les pas tombant,
.. . . un peu à côté,
surpris de chaque pas,
cette allure,
mouvement
et forme des plantes, vivants personnages
bougeant au vent,
croisements des regards
arbres vert tendre
chaises bleu, en plastique et métal,
le sable, ici gris . . . .. . . . . . . . . . . . . . .
.. . . . . . . . . . . . ici jaune,couleur des passages mystérieux
. . . . . . . . . . . . . entre le passé et l'avenir

Lausanne, le 4 août 2001










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